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 When the death meet the death, what happend? [PV Adrian]

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•Useless, loveless Akuma•
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MessageSujet: When the death meet the death, what happend? [PV Adrian]   Dim 6 Oct - 6:16

"Memory City, mission de reconnaissance. 3 soldats à disposition. Partez immédiatement. Contacter Ren si problème."

Maora observait le message laissé par Ayame Sotetsu à son intention. Dire qu'elle venait à peine de rentrer de son précédent travail... Certes, ça n'avait pas été très compliqué. Assassiner un politique véreux? Du level débutant. Même un humain aurait pu le faire, du moins c'était ce que pensait la Chasseuse.
Elle ne s'était donc pas trop fatiguée mais ressentait cependant le besoin de rentrer chez elle. Et voilà ce qu'elle découvrait en arrivant à l'Académie... Décidément, Ayame avait tendance à oublier qu'elle n'était plus un soldat sous ses ordres et qu'elle avait d'autres chats à fouetter que de faire le sale boulot dont le général ne voulait pas.
Tant pis, elle ferait ce qu'on lui demandait. Après tout, elle était là pour ça et depuis la poursuite d'Alisteir, elle n'avait plus mis les pieds à Memory City. Ça la changerait de ses saloperies d'Anges.

La petite Démone fourra la petite note dans la poche de son pantalon sanglé et partit à grand pas -si tant est que ses petites jambes lui permettaient de faire de grands pas- vers la sortie de l'établissement. Elle n'avait que quelques heures pour se préparer, Ayame n'étant pas un modèle de patience et de compréhension. Elle fonça donc chez elle pour se changer et attrapa les quelques affaires dont elle avait besoin -quelques vêtements et des tas d'armes variées, allant du petit poignard au fusil à pompe. Elle avait parfois le sentiment d'être une sorte de quincaillerie de la mort ambulante. Bah, elle était assassin après tout.
Après avoir rassemblé tout ce dont elle estimait avoir besoin, Maora ressortit de sa maison sans se donner la peine de fermer à clé (qui serait assez fou pour aller cambrioler la maison d'une Chasseuse, sérieusement?) et se dirigea rapidement vers une petite esplanade d'où partaient la majorité des convois, qu'ils transportent des marchandises ou des soldats envoyés à la mort. Là-bas, elle retrouva Ren, qui lui fournit quelques infos supplémentaires: apparemment, un individu louche aurait été repéré près des laboratoires et l'armée craignait que ce soit un Hérétique ayant échappé à leur massacre.
La Démone écouta le reste des détails en finissant de charger ses fusils, puis le bras droit d'Ayame s'en alla en lui souhaitant bonne chance. Maora ne l'écoutait cependant déjà plus à ce moment, totalement concentrée sur la stratégie à adopter. Elle allait devoir faire preuve de prudence car si la chose qui se trouvait à Memory City était effectivement un Hérétique, elle n'était pas sûre de pouvoir assurer et sa sécurité et celle des soldats envoyés par Ayame, ben qu'au fond, elle se fichait de ces Démons. De toute façon, la seule personne qu'elle voulait réellement protéger n'était pas avec elle, donc peu lui importait le reste. Ces soldats pouvaient bien mourir après tout.

***

Le véhicule qui transportait Maora et les trois autres larbins s'arrêta sans un bruit devant un immeuble en ruines. La petite Chasseuse descendit souplement, déjà sur ses gardes. Ils étaient encore loin de l'endroit indiqué par Ren mais à Memory City, tout était possible après tout. Il se pouvait très qu'un barjo débarque tout d'un coup pour tous les tuer. La brunette était déjà venu assez souvent dans cette ville-fantôme pour avoir la certitude de cela.
Les soldat sortirent un par un de la petite voiture et se déployèrent rapidement. Maora devait reconnaître qu'ils étaient bien entraînés. La Démone remarqua même que l'un d'entre eux, un homme immense aux yeux noirs et aux cheveux blancs, avait suivi une formation à la Dark Rosen Academy, ses gestes ne trompaient pas. Il avait sûrement dû vouloir devenir Assassin, avant de rater l'"examen pratique" et de se rabattre sur l'armée. Ne devenait pas Chasseur n'importe qui après tout.

Après quelques instants de contrôle, Maora envoya un soldat en éclaireur. Celui-ci revint rapidement, aucun individu suspect ne menaçant pour le moment.
La petite brune décida d'entraîner sa petite troupe dans l'un des immeubles en ruines: la nuit tombait, et il était plus prudent de ne pas traîner dans les rues de l'ancienne ville scientifique. Qui sait ce qu'il s'y cachait? L'Akuma n'était pas suicidaire. Ils s'installèrent donc dans un haut bâtiment dont toute la partie droite tombait en morceaux. D'énormes morceaux de bétons tombés du plafond de l'édifice permettaient de se cacher efficacement et les immenses tiges de métal rouillé se fondant dans la pénombre constituaient des armes naturelles idéales.
Maora fit s'installer les soldats et, confiant la garde du petit camps au soldat-Assassin qu'elle avait remarqué, elle partit seule pour une ronde. Elle savait que si elle partait avec sa petite équipe, son efficacité en aurait été amoindrie.

La Chasseuse retourna dans la rue déserte et se mit à marcher, sa peau trop blanche camouflée sous ses vêtements sombres. Seul son regard flamboyant brillait dans la nuit, reflétant la lumière de l'énorme pleine lune.
Il n'y avait pas un bruit. Sauf peut-être...
La petite Akuma s'arrêta pour tendre l'oreille. Ce n'était pas du bruit à proprement parler mais plutôt une sorte de présence qui venait troubler la quiétude oppressante des rues de la ville morte. Comme si une petite ombre obscurcissait légèrement le soleil. C'était une impression étrange.

Maora se remit en route sans un bruit, suivant ces étranges vibrations. C'était sûr, il y avait quelqu'un, mais ce n'était ni un Ange, ni un Hérétique. Ça ressemblait plus à... un autre Démon. Il fallait qu'elle soit sûre. Et qu'elle comprenne pourquoi un Démon -s'il n'était pas de l'armée ou un Assassin- dégageant une telle aura trainait à Memory City.
La Chasseuse marcha pendant encore quelques minutes, jusqu'à ce qu'un petit frottement se fasse entendre. L'individu bougeait. Il ne l'avait sûrement pas détectée mais il était en mouvement.
Accélérant l'allure, la brunette alla se percher sur une petite maison dont un mur avait disparu. De là, elle aperçut la silhouette de l'individu.
Elle descendit souplement et toujours sans bruits pour s'approcher puis sortit un poignard. Il ne restait que quelques mètres entre elle et l'inconnu, qu'elle franchit tranquillement, avant de grimper sur un petit rocher qui lui permit de se surélever un peu. L'individu était de dos, aussi n'eut-elle aucun mal à passe un bras autour de son cou de manière à l'immobiliser et l'étouffer, tout en pointant le poignard vers son oeil. L'aura que dégageait le Démon était presque étouffante.

"Débats-toi, et je te défigure."

Elle resserra un peu sa prise et pencha sa tête vers l'oreille du Démon -ou du moins de ce qui semblait être un Démon- afin de lui murmurer d'une voix douce mais sans âme;

"Maintenant tu vas me dire qui tu es."

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MessageSujet: Re: When the death meet the death, what happend? [PV Adrian]   Dim 6 Oct - 6:52

L'ennui, quelle sensation horrible... Depuis sa rencontre avec l'ange (il y a quelques jours, quelques semaines, il ne savait pas) Adrian s'ennuyait terriblement. Et pour cause, rien ne venait troubler la quiétude morbide et lugubre de la cité ravagée. Il avait bien compris cela. Alors il fouillait les maisons, celles qui n'étaient pas trop détruites, pour trouver une occupation. Il avait fait un tas, près d'une fontaine vide, sous une lourde dalle, et entreposait surtout des jeux de société et des livres (les seules choses semblant avoir un tant soit peu échappé au massacre). Là, à cet instant, il repartait de la maison qu'il avait inspectée, un jeu d'échecs complet dans les bras. C'est avec un calme effrayant qu'il s'installa deux quartiers plus loin, sous un arbre encore feuillu, et posa le plateau sur une pierre plate. Cet endroit devait être à côté d'une terrasse, puisqu'une maison était à moins de 10 mètres de cet espace. Dégageant une racine pour s'assoir, il mettait en place les pièces sur l'échiquier sans se soucier de rien. La reine à côté du roi, les tours, les fous, cavaliers, rangées de pions à l'avant. Que la partie commence.

Il est impossible de gagner contre soi-même, hein ? Depuis bientôt quatre heures, Alexander essayait de réfuter cette théorie sans aucune stratégie particulière. Seulement voilà, il ressentit une présence étrangère. D'abord très lointaine, puis de plus en plus proche. Il était certain que cela était entré dans la ville. Puis il ferma les yeux quelques instants, le temps de localiser la présence. Assez loin, mais ça se rapprochait... Plus lentement... Véhicule jusqu'à la ville, puis à pied, il semblerait. Doucement, il prit un fou blanc avant de tourner l'échiquier dans l'autre sens, les yeux toujours clos. Le son mat du bois sur le bois l'apaisait, les froides pièces sculptées s'entrechoquant parfois. Pas une, mais... Trois, quatre personnes, il en était certain. Les orbes argent se reposèrent sur le plateau de jeu, un cavalier prit un pion, changement de camp. L'une des présences s'éloigna des autres puis revint, éclaireur. Elles se dirigèrent vers un bâtiment, il le savait, il a le plan à l'esprit. Le soleil déclinait dans son dos, réchauffant ses membres glacés avant de le laisser dans les ténèbres. Pas de problèmes, il connaissait l'emplacement de toutes ses pièces. Temps mort. Cavalier en A5. Échec, Adrian. Bouge le roi. Échec. Le cavalier est trop près. Échec. Il sentait une présence se détacher du groupe et s'approcher. Il le savait. Cette course-poursuite n'a aucun sens. Échec. Il le sait. Échec. Il essaie tout de même pourtant, il ne veut pas terminer la partie immédiatement. Échec. Une erreur de calcul est si vite arrivée pour n'importe quel humain. Échec. Il sait pourtant qu'il pourra continuer cette course continuellement. Échec. Il sentait l'aura se rapprocher. Échec. il est temps de terminer la partie. Échec et mat.

Tout ceci n'est que stratégie. Simple, basique. Il reprend le plateau dans ses bras et y pose les pièces, fixant l'ébène et l'ivoire sans vraiment les voir. Doucement, il se met en route pour ranger sa trouvaille, c'est un peu loin, mais il a le temps. Il le sait. Il sait qu'il a le temps car il sait qu'on ne sait pas qu'il ressent la présence d'intrus, il sait qu'on le sous-estime. On se croit donc à l'abri. Mais il ne craint rien, après tout, alors c'est lui la seule personne hors de danger. Il se contente de marcher tranquillement, réfléchissant plus à une nouvelle stratégie pour se battre aux échecs que pour sa potentielle "fuite" et survie. Ah, voilà la présence. Toute proche. Il sait qu'elle le voit. Il sait qu'elle n'est pas amicale. Mais il ne sait pas exactement ce qu'elle veut. Alors il continue de marcher en jouant distraitement avec un pion, le faisant rouler entre ses doigts. Elle était juste derrière lui. Il s'en fichait, s'arrêtant simplement pour lui faire croire qu'elle le prenait par surprise. Il lâcha le pion au milieu des autres pièces, délicatement, et fixa la lame près de son oeil en analysant sa composition. Quoi ? Il trompait l'ennui, c'est tout. Elle quoi ? Ah, des menaces, d'accord. Il n'avait pas trop l'habitude, alors les enregistra en guise d'exemple. La suite était plus conventionnelle, mais il n'avait nullement envie de se présenter. D'ailleurs, la seule chose qui franchit ses lèvres fut un commentaire futile mais toujours pour tromper l'ennui

Ce métal est absolument nul. Il ne vaut rien, dans trois ou quatre chocs -pas même des coups portés avec- il se tordra et se brisera. D'ailleurs, il craint l'eau, et le sang le fait rouiller si on ne le lave pas avant que ça sèche. Vraiment, c'est de la piètre qualité.
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MessageSujet: Re: When the death meet the death, what happend? [PV Adrian]   Dim 6 Oct - 19:18

Excuse moi, c'est assez... Médiocre comme réponse u______u

La lumière de la lune se reflétait sur la lame courte du poignard. Il était d'ailleurs assez fascinant de voir cette couleur argentée s'accorder avec celle, presque blafarde, de la peau du garçon que Maora tenait encore par le cou.
Celui ne semblait pas plus impressionné que ça par les menaces de la jeune femme. Il avait l'air blasé, comme si la Démone n'était qu'une fillette inoffensive. Encore mieux, il était allé jusqu'à lui dire que le poignard ne valait rien, qu'il ne lui ferait aucun mal.
Cette froide arrogance aurait presque pu fasciner la Chasseuse mais elle en avait vu trop comme lui mourir par excès de confiance pour être ne serait-ce qu'un peu admirative.
Ce garçon ne savait visiblement pas de quoi il parlait. Même si Maora convenait qu'un poignard de ce genre était bien moins efficace que les armes à feu qu'elle affectionnait, cela faisait quelques années qu'elle s'en servait et jamais il ne lui avait fait défaut. C'était comme tout: il suffisait d'en prendre soin pour qu'il reste toujours efficace.

Maora relâcha très légèrement sa prise sur le cou du Démon et posa une petite main sur sa tête, après avoir rangé tranquillement le poignard. Sans un mot, elle agrippa ensuite les cheveux du garçon et tira sèchement pour l'obliger à renverser la tête en arrière. Son cou était complètement à découvert, ce qui le mettait dans une position de faiblesse qui devait être assez inconfortable, ce dont elle se fichait éperdument. Il avait réussi à attiser sa curiosité, avec son attitude trop tranquille, et elle voulait le voir mieux que ça. Après tout, ce n'était pas tous les jours que l'on rencontrait un Démon aussi singulier.

Maora pencha légèrement la tête au-dessus de celle de l'inconnu. Avec ses traits fin et complètements inexpressifs et ses yeux gris éteints, elle avait presque l'impression d'être face à un miroir qui lui renvoyait son reflet en masculin.
Plantant son regard sanguin dans celui, bleu acier, de l'autre, elle tenta de comprendre ce Démon étrange. Si les yeux étaient effectivement les fenêtres de l'âme, elle pouvait affirmer sans hésitation que l'inconnu n'en avait pas. Ou plus. Il était vide, exactement comme elle. Du moins, c'était ce qu'il lui semblait.

Après encore quelques instants sans bouger, la jeune femme le relâcha et alla se mettre en face de lui. Si elle le reconnaissait d'une certaine manière, elle n'avait aucune idée de qui il pouvait être. Elle ne pensait pas l'avoir déjà vu chez les Démons mais préférait ne pas trop se fier à sa mémoire pour se genre de choses: depuis quelques temps, elle oubliait. Les noms, les visages et parfois, elle oubliait même complètement certaines personnes. Ce n'était pas son cerveau qui se détraquait -apparemment, lesAnges et les Démons ne tombaient pas malades- mais cela faisait longtemps qu'elle était sur Terre. Peut-être trop longtemps. Sa mémoire saturait.
Malgré tout, elle doutait bien que le garçon ait mis une seule fois les pieds en ville. Il aurait sûrement fait une drôle d'impression car si beaucoup de d'Akumas étaient cruels, peu d'entre eux étaient réellement aussi peu atteignables.

Revenant sur Terre, Maora remarqua une petite lueur venant apparemment de l'immeuble qu'elle avait quitté un peu plus tôt. Les soldats que lui avait envoyé Ayame étaient bien imprudents, ils allaient attirer tout et n'importe quoi avec la lumière, d'autant qu'elle ne serait pas là pour se battre avec eux en cas de problème.
La Chasseuse tourna de nouveau son regard vers le garçon qui lui faisait face. Elle se foutait bien de ces boulets. S'ils mourraient, ça lui faciliterait les choses. Elle ne travaillait jamais en équipe. Et puisse toutes façons, le Démon qui apparemment était considéré comme " un individu louche" était bien plus intéressant.

Reprenant son poignard, la Chasseuse le tendit à l'inconnu puis lui montra d'un petit signe de tête l'arbre mort à une cinquantaine de mètres d'eux. S'il acceptait ce semblant de défi, elle serait un peu mieux fixée quant à son absence de peur et son évidente confiance en lui. Et puis s'il n'acceptait pas... Eh bien c'est lui qui servirait de cible à Maora.

Cependant, la jeune femme voulait quand même en savoir un peu plus sur sa potentielle victime. Elle pencha légèrement  la tête sur le côté et, sans hausser le ton, lui posa la question qui la taraudait.

"Peut-on savoir qui tu es?"

Elle avait compris qu'il avait remarqué leur présence avant même qu'elle ne se décide à le chasser. C'était plutôt rare, pour un Démon aussi "jeune" -elle lui donnait au maximum
200 ans- d'avoir des sens aussi aiguisés...

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MessageSujet: Re: When the death meet the death, what happend? [PV Adrian]   Lun 7 Oct - 1:40

Ma non, t'as vu les miennes ? é_è Déjà que je vais sûrement faire beaucoup moins de lignes qu'avant, alors t'as rien à reprocher à tes posts, et puis j'aime bien comment t'écris (mais ça tu le sais depuis le temps x') )

Il s'y attendait... Tout simplement. Il s'attendait à ce qu'elle comprenne, qu'elle tente de lui extorquer des informations, un tas d'autres choses également. D'ailleurs, elle ne semblait pas contente du mal qu'il avait dit du poignard. Il savait qu'elle le mettrait dans une position inconfortable pour "assurer sa supériorité" sur lui, mais il savait également que c'était totalement inutile. Mais c'est sans hésitation que, lorsqu'elle lui en offrit l'occasion, il plongea ses yeux dans les siens. Des émotions troubles lui parvenaient sans qu'il cherche à les analyser, la seule chose qui sautait aux yeux, c'est qu'ils se ressemblaient, tous les deux.

Au loin, il sentait les aura s'activer, sans pour autant bouger beaucoup. Ils s'installent, on dirait. Adrian cligna des yeux avant de serrer le jeu d'échecs dans ses bras, par "peur" qu'il tombe et que les pièces se cassent. Futile ? Il n'avait que ça. Il se contenta de secouer la tête, remettant ses cheveux en place pour dissiper la désagréable sensation de tiraillement, et cala le plateau d'un bras contre lui pour remplir ses poches avec les pièces taillés, puis il attrapa l'arme que la fille lui tendait avec un geste délicat.

Il garda les yeux rivés dessus un moment, le temps d'analyser correctement tout ce qu'il pouvait en tirer. Puis il regarda l'arbre, sans bouger la tête. Mais cette fois, il ne comprenait pas. Qu'est ce qu'elle voulait, qu'il le lance, c'est ça ? Qu'ils se battent ? Ça, hors de question, pas avec sa trouvaille en danger potentiel. La question qu'elle posa ensuite se mit à tournoyer dans sa tête. Quoi, il aurait tellement peu de choses à dire sur lui, mais quoi ? Qu'est ce qu'elle voulait savoir exactement... Ce n'était pas une évidence. Il pouvait deviner, analyser, comprendre, stocker, mais pas inventer une réponse à une question évasive. Il ne voulait pas, ne pouvait pas, donner une réponse inexacte, ne répondant pas aux attentes de la fille devant lui. Alors il ferma les yeux quelques secondes, secondes qui lui parurent une éternité. Que dire, que faire. Il essayait de trouver une réponse concrète quand la question d'avant, avant le poignard, avant qu'elle le lâche, ne refasse surface.

Je suis... ... ... Je comprends pas

Il avait tenté, et c'était admirable, son cerveau fonctionnant à toute allure, faisant ressurgir des souvenirs enfouis, d'autres choses inutiles qu'il se devrait de supprimer plus tard, mais malgré ses efforts, il ne comprenait pas la question, et n'arrivait pas à y répondre. Quelque chose de plus précis serait... Enviable, si la fille à la forte aura voulait des réponses
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MessageSujet: Re: When the death meet the death, what happend? [PV Adrian]   Lun 14 Oct - 2:45

Erf... Excuse moi du temps de réponse T_T

Je comprends pas. Je ne comprends pas.


Les mots du Démon résonnaient dans l'esprit de Maora. Il ne comprenait pas. Mais quoi? Qu'y avait-il à comprendre? Sa question était d'une simplicité presque insultante. Peut-on savoir qui tu es? Était-ce tout ce que la question impliquait qui le perturbait? Il était vrai qu'il y avait plusieurs réponses possibles. Un nom, un rôle, un but, une âme... c'était ce qu'elle voulait connaître. Peut-être aussi ne pouvait-il pas comprendre parce qu'il n'était personne. Il était vrai que dans ce cas là, la notion de "qui" devait être légèrement floue pour lui.

"Tu ne comprends pas..." souffla-t-elle, le regard vide et les traits inexpressifs.

La Chasseuse n'avait pas envie de se lancer dans de grandes explications. Parler aux autres ne faisait pas partie de ses hobbies, et elle préférait nettement quand la personne en face d'elle captait immédiatement ce qu'elle disait. Ça devenait prise de tête sinon. N'empêche qu'elle voulait quand même une réponse et lorsque Maora Collmen voulait quelque chose, elle arrivait toujours à ses fins, quitte à faire des choses qu'elle n'avait pas forcément envie de faire.
Son regard se posa sur le plateau d'échec que l'autre Démon n'avait pas lâché. Il avait rangé les pièces dans ses poches un peu auparavant avec précaution, comme s'il avait peur de les briser.
C'était bête. Si la Démone décidait soudain de l'attaquer, nul doute qu'il saurait se défendre d'autant qu'il tenait encore le poignard, mais il serait ralenti par ce jeu sans intérêt. A quoi bon? Il y avait des tonnes de choses identiques à celle-ci, et il ne lui serait sûrement pas difficile de trouver un nouvel échiquier valant bien plus coup en ville. Enfin, encore fallait-il qu'il ait déjà été en ville ce qui n'était apparemment pas le cas. Et le mystère s'intensifie.

Maora se rapprocha tranquillement de lui et lui reprit le poignard dont il ne savait visiblement pas quoi faire et le fit tourner entre ses doigts avant de le pointer de nouveau sur le garçon en le regardant bien en face.Cependant, contrairement à avant, elle n'avait aucunement l'intention de l'attaquer ou de lui faire peur et voulait seulement s'assurer de son attention.
Après quelques secondes,elle baissa la lame, fit un pas en arrière et se retourna.
Malgré toute son inutilité, ce jeu d'échec lui avait donné une idée. C'était une jolie -et surtout très pertinente- métaphore pour représenter le monde dans lequel ils vivaient. Les empereurs étaient les joueurs. ils avaient tous pouvoirs sur les habitants de Kureiji et ne se privaient pas pour utiliser ces pouvoirs. Les humains, autant domestiques que Rebelles, et le simples soldats -un peu comme ceux qui lui avait refilé Ayame (il allait d'ailleurs falloir qu'elle résolve ce problème aussi et qu'elle comprenne pourquoi le général lui avait imposé la présence de ces débutants- étaient les pions: nombreux, ils étaient facile à utiliser en tant que bouclier et à éliminer. Ils pouvaient bien sûr devenir plus fort mais c'était rare et il fallait alors que la stratégie soit bien pensée.
Les assassins comme elle étaient à la fois les fous et les cavaliers, et pouvaient éliminer n'importe qui, être déplacés comme bon semblait... Et c'était la même chose pour les autres pièces. Chacun avait un rôle bien défini.

Le Démone prit une inspiration discrète et,sans pour autant se tourner vers le garçon, recommença à parler -ou plutôt murmurer pour ne pas troubler trop brutalement le silence apaisant de la ville en ruine.

"Nous sommes sur cet échiquier. Quelle pièce es-tu?"

Elle était curieuse d'entendre la réponse. Pion? Impossible. Il paraissait trop fort pour n'être qu'un simple être que l'on utilisait et jetait au gré de ses envies. Tour? Cavalier? Fou? Dame? Roi? Etait-il tueur, vagabond, dirigeant ou simple lâche qui profitait des autres pour se cacher du danger? C'était intéressant à savoir. Mais avant, il fallait qu'il lui dise autre chose. Quelque chose d'assez important, du reste.

"J'aimerais que tu me dises ton nom."

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MessageSujet: Re: When the death meet the death, what happend? [PV Adrian]   Lun 14 Oct - 3:09

... pardon pour... la réponse ? '-'

Nous sommes sur l'échiquier... Qui es-tu sur l'échiquier... Alexander laissa le couteau sous la gorge puis le regarda s'en aller, la fille lui parler, et cette question... "Nous sommes sur cet échiquier"... Pion, partiellement inutile, remplaçable. Fou, imprévisible et prévisible. Tour, inébranlable et droite. Cavalier, libre, polyvalent. Reine, capitale, plein pouvoir. Roi, fragile, indispensable... Adrian ne se reconnaissait en aucune des pièces d'ivoire ou d'ébène, il était à part... Peut être l'un des deux joueurs qui maintenaient une stratégie cohérente, ou un simple spectateur... Il réfléchissait, fort. Mais ne trouvait rien, il faudrait inventer une pièce pour lui. Lentement, à voix basse, il murmura

Vous êtes sur l'échiquier... Tu es un cavalier, ou un fou. Les trois personnes que tu as amenées sont de vulgaires pions... Je... Je suis

Une vision plus large de l'échiquier se fit dans son esprit. Les cases, les numéros, les joueurs, le minuteur, le décor autour. Et sa réponse parait aussi simpliste, tellement simpliste qu'on pourrait l'accuser de mentir

Reine.

Il avait hésité, mais de tous les qualificatifs, il était le mieux pour lui. Sauf qu'Adrian était pas indispensable, il était simplement le meilleur allié stratégique. La vie était possible, bien sûr, sans lui, mais ne pas l'avoir et qu'il soit dans l'autre camp provoquerait un tel désavantage que c'en serait handicapant. Alors non, il n'était pas une reine, mais il était ce qui s'en approche le plus. S'il avait eu le choix, il aurait sûrement dit "un spectateur" ou "la mémoire d'un des joueurs". Ça, c'est réellement ce qui s'approchait de sa fonction. La deuxième question le surprit bien moins et il y répondit après ses réflexions quant à ces pièces.

von Lok. C'est mon nom.

À présent, il chassait toutes les données parasites, tous les souvenirs superflus. Faire de la place, inutile ? Vrai, surtout quand on a sa mémoire, mais il s'en fichait, s'encombrer ne sert à rien.


Dernière édition par Adrian A. von Lok le Sam 20 Sep - 6:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: When the death meet the death, what happend? [PV Adrian]   Ven 18 Oct - 4:41

Tu t'excuses de répondre? Why not x) Oh et excuse moi, ça part légèrement en couilles (surtout au début) mais je sais pas, le manque d'inspi me fait faire des choses étranges u_u

Encore. Sa mémoire la trahissait encore. Çà commençait sérieusement à la gonfler parce qu'en plus de l'handicaper -si on considérait qu'un Assassin avec des ressources cachées tellement nombreuses que James Bond en pâlirait pouvait avoir un handicap-, toutes ces bêtises lui collaient un mal de tête à réveiller les morts. Expression sans intérêt. Ce n'était pas faux. Elle n'avait jamais vu une de ses victimes se réveiller après tout. Et ppuis ce serait l'anarchie complète si Kureiji était soudainement envahi de zombies. Oh, elle se voyait parfaitement s'entraîner sur des cadavres ambulants, il n'y avait pas de problèmes là dessus mais bon, c'est vrai que ça pouvait être un peu -un tout petit peu- dangereux. Lorsqu'elle était encore humaine, elle regardait pas mal de films du genre survival horror et si en effet on pouvait se faire zombifier rien qu'en étant mordu alors ça voulait dire que même les Anges et les Démons pouvaient l'être. Des zombies surpuissants, avec des pouvoirs étranges pour certaines? L'ambiance serait un peu plus... exotique, pour sûr. Enfin bref.
La Démone se fit la réflexion qu'elle devait être un peu fatiguée pour penser autant de bêtises alors qu'elle était devant un ennemi potentiel, puis se toucha le front en espérant que la fraîcheur de sa main fasse disparaître. Ce n'était pas parce qu'elle avait autant de sentiments qu'une statue qu'elle ne ressentait pas la douleur physique, même s'il lui arrivait parfois de l'occulter pour mieux se concentrer. Manquer un ennemi à cause d'un simple coup de poignard n'était pas très professionnel. Sauf que là, Maora se demandait sérieusement si sa boîte crânienne n'allait pas exploser sous la pression. Trop de souvenirs, d'informations. Tout ça l'empoisonnait et l'empêchait d'engranger de nouvelles choses. Comme quoi, l'esprit d'un Démon, même puissant, n'était pas si invulnérable. Bien évidemment, il fallait que ça lui tombe dessus au moment où elle avait plus que jamais besoin de la base de données qui lui tenait lieu de cerveau.
Car la Chasseuse, maintenant qu'elle avait le nom de l'autre Démon, essayait de se rappeler quelque choses, n'importe quoi à propose de lui qui aurait pu l'éclaire. Fallait-il le tuer, le laisser tranquille, le ramener à Ayame?

Maora décida de laisser tomber pour l'instant. Si elle continuait à se triturer les méninges comme ça, elle avait toutes les chances de ses faire surprendre. Sa partie la plus cruelle lui soufflait bien qu'elle n'était qu'une incapable sur ce coup, mais elle ne pouvait pas faire autrement pour l'instant mais comme toutes les fois où elle s'était retrouvée démunie, elle finirait par trouver une solution.
Et puis l'autre lui avait donné une information assez intéressante, en plus de son nom. Il se considérait donc comme la Reine, la pièce du jeu. Très bien.
La Démone se retourna tranquillement, son mal de tête s'éloignant petit à petit, et regarda une nouvelle fois le garçon dans les yeux.

"Si fort...?"

Elle présumait qu'il ne parlait pas de fore physique à l'état pur. Il avait l'air trop subtil pour n'être qu'une brute assoiffée de sang. Bien évidemment, elle ne se basait pas sur son apparence pour dire cela -l'habit ne fait pas le moine, c'est bien connu et il suffisait de la regarder pour être convaincu de cette vérité-, mais sur le fait que s'il avait été quelqu'un de ce genre, il n'aurait ni cherché à discuter, ni à protéger son jeu mais aurait chargé directement. Et il serait mort depuis longtemps.

La jeune femme continuait à le scrutait pour tenter de comprendre le pourquoi de sa réponse et commençait à percer le secret lorsqu'un petit bruit lui fit tendre l'oreille. Ils n'étaient plus seuls, c'était clair.
Faisant comme si elle n'avait rien remarqué, elle se rapprocha nonchalamment du Démon et lorsqu'elle fut à côté de lui, regardant dans le sens de l'immeuble qu'elle avait quitté un petit moment auparavant, elle lui toucha le bras du bout des doigts doigts, pour lui faire signe de ne plus bouger. Le contact, l'effleurement plutôt, dura à peine une demi-seconde, la Démone n'aimant pas tellement être en contact avec d'autres. Enfin, sauf pour tuer, mais ça c'était autre chose.

"Les soldats." souffla-t-elle imperceptiblement.

Elle ne doutait pas que le garçon avait déjà comprit mais on était jamais trop prudent. C'était ça qui la maintenant en vie depuis toutes ces années.
Elle savait ce que ces pauvres crétins comptaient faire. Elle le sentait. Ils allaient tenter d'attaquer le Démon inconnu sans réfléchir, tout ça parce qu'ils voulaient se faire bien voir d'elle et de Ren -donc d'Ayame en dans la foulée. Ils pensaient sûrement la sauver ou un truc du genre. Visiblement, Ren ne leur avait pas expliqué comment elle fonctionnait. Hé ben c'était tant pis pour eux.

Maora les laissa approcher en faisant sembler de regarder ailleurs. Lorsque le premier soldat s'élança, elle attrapa rapidement le revolver accroché à sa ceinture et tira sans états d'âme. L'homme fut touché un peu plus au que le coeur. Elle ne voulait pas le tuer, juste lui apprendre l'humilité.
Il s'écrasa au sol, surpris. Évidemment, les deux autres -à la déception de Maora même celui qui avait suivi l'entraînement d'assassin était là. Normal qu'il ait échoué à son examen en fait.- rappliquèrent et la Démone s'avança vers, son regard sanguin plus méprisant que jamais.

"Débarrassez moi de ça, ordonna-t-elle d'une voix tranchante en désignant le Démon blessé. Et allez-vous en."

Le "je m'occuperai de vous plus tard" était à peine sous-entendu. Après que les trois soldats eurent débarrassé le plancher, la Chasseuse se retourna vers le garçon, son masque inexpressif de nouveau en place, et s'inclina légèrement, comme pour s'excuser. Elle se fichait qu'il soit tué -ou qu'il tue les soldats mais elle ne pouvait non plus faire n'importe quoi- mais autant qu'elle ait toute les réponses avant et que ce soit elle qui en finisse avec lui. Ce serait plus drôle.
Mais ce n'était pas le moment de se perdre en rêves de torture. Maora s'approcha à nouveau du Démon -son nom... déjà oublié, comme beaucoup d'autres choses- et tourna la tête vers un bâtiment en ruine sur leur gauche. Elle n'avait pas fait attention mais c'était en réalité un petit laboratoire. Détruit mais toujours là. Pourquoi pas.

Elle fit un petit signe au garçon si étrange, l'invitant à la suivre à l'intérieur. Au moins, les trois autres, s'ils revenaient -et il était probable qu'il reviendraient, malgré la menace- tourneraient un peu en rond avant de les trouver.
Une fois à l'intérieur, Maora s'étira et toujours sans regarder le Démon, lui posa une nouvelle question. Il allait finir par en avoir marre.

"Bon. Veux-tu bien m'expliquer ton choix?"

Et puis ça aurait été bien qu'elle sache son prénom mais elle savait qu'elle l'oublierait vite. Après tout, ce Démon n'était pas important au point qu'elle retienne ce genre de choses.

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MessageSujet: Re: When the death meet the death, what happend? [PV Adrian]   Ven 18 Oct - 5:25

Bah j'ai tellement l'impression d'écrire de la merde par rapport à toi que ouais, j'm'excuse =O

Il l'avait fixée, pendant un moment. Elle semblait perdue dans des réflexions prenantes, mais pas vraiment utiles, facilement dispensables. Enfin, tant mieux pour elle si ça lui plaisait. Lui ne pensait à rien, pour le moment. En fait, il sentait des auras se déplacer, et dans le même temps il analysait la démone devant lui. Elle, elle n'hésiterait pas à le tuer dès qu'il ne serait plus assez utile, ou dès qu'elle en aurait marre... Mais pourtant, elle ne le sous-estimait pas... Illogique. Les trois personnes se rapprochaient, la fille l'avait compris aussi. Elle le prévenait, ça ne servait à rien. Une preuve de plus que pour l'instant, elle avait besoin de lui. Dégradant... Le démon se contenta d'observer, de stocker, d'analyser ses méthodes de combat, de voir à quel point les sentiments n'avaient pas lieu d'être dans sa tête. Mais où pourtant il y avait des teintes. Il s'occuperait de ça plus tard, ce n'est pas le moment de l'énerver.

Il fut légèrement étonné qu'elle ait remarqué le laboratoire en ruines à quelques mètres, mais ce n'était pas important. Si elle voulait y aller, elle irait. Doucement, le brun resserra son étreinte sur le damier ivoire et ébène avant de suivre l'étrange fille dans une salle effondrée. Il y était déjà passé, y avait dormi quelques nuits, alors il s'assit sur une chaise encore plutôt confortable sans prêter attention à la fille. Enfin, pas plus que nécessaire. Il s'assurait juste qu'elle n'allait pas le descendre, là, comme ça, sans raison apparente...

Mais elle ne posait que des questions, tout le temps. Que ça. Comme si elle n'était pas capable d'analyser une réponse et de... Ah, oui, elle n'en est sûrement pas capable... C'est vrai. Il prit quelques secondes, rassemblant les informations qui l'avaient mené à cette conclusion puis se lança, pas trop vite, pour qu'elle... Prenne des notes ? Non, simplement qu'elle s'en souvienne un minimum.

Lentement, avec des gestes assurés, il posa le plateau sur une pierre bancale, sur le seul point où en exerçant une pression, rien ne bougerait. Puis les pièces dans ses poches rejoignirent leurs emplacements, et il désigna chacune d'elles du doigt en en parlant.

Pourquoi ce choix ? Parce que le roi est inutile, mais important. Il ne sert à rien, mais sans lui on ne fait rien. Les pions ne sont rien que de la chair à canon, je ne me mésestime pas (d'ailleurs la modestie est un faux sentiment très stupide). Les cavaliers sont de bons alliés mais il faut savoir les manipuler. Les fous sont imprévisibles et pour avoir de l'influence sur eux, il faut être stratège. Les tours sont de simples boucliers. De toutes les pièces, c'est simplement celle qui a le moins de différences avec moi, je n'ai jamais dit qu'elle me correspondait.

Il choisissait ses mots avec soin, aucun n'était dû au hasard. Car il parlait bien de manipulation, autant être réaliste. Malgré son essai pour parler un peu plus lentement qu'à son habitude, ça avait plus ou moins fonctionné... Et ses pensées ne suivaient pas ses paroles, car il n'en avait pas besoin. Ça se voyait qu'il se foutait de ce qu'il disait, ça se voyait tellement qu'on aurait pu le prendre pour un menteur. De toute façon, son aura n'était qu'un brouillard opaque aussi fin qu'une feuille de papier. On y distingue ce que l'on croit, ce que l'on veut y voir, mais au fond, lui seul sait ce qui se passe dans sa tête. C'est là une des plus grandes forces d'Alexander, après sa mémoire atrocement développée, son esprit d'analyse et d'autres choses dont personne ne parlera car personne n'en parlera, voilà.
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MessageSujet: Re: When the death meet the death, what happend? [PV Adrian]   Dim 20 Oct - 5:31

Maora n'était pas réellement attentive à ce que disait le Démon. Finalement, elle se fichait bien de cette dernière réponse, parce que ce n'était pas ça le plus important. Non, le plus important, c'était ce qu'il y avait autour, ce à quoi les gens ne faisaient jamais attention: le ton, le débit, les petits bruits qui indiquaient mieux l'état d'esprit et les pensées de l'autre que les paroles elles-même. Il était facile de dissimuler le réel sous des mots vides, la petite Démone le savait parfaitement.
Donc ce que baragouinait l'autre, elle ne l'écoutait pas. Par contre, ce qu'elle avait entendu, c'était sa voix traînante, comme s'il se foutait de ce qu'il disait. Pire: la jeune femme détectait tous les signes qui montraient qu'il la prenait visiblement pour ce qu'elle n'était pas. Comme quoi, malgré toutes les capacités d'analyse qu'elle avait pu deviner chez lui, il n'arrivait pas à la cerner correctement... C'était assez risible en un sens.
Ce garçon ne sous-estimait visiblement pas, ce qui était une bonne chose d'ailleurs, mais sa confiance en lui commençait à l'aveugler. Et s'il continuait dans cette voie, il n'allait pas faire long feu, c'était évident.

Maora le laissa finir de parler sans broncher. De toutes façons, il n'y avait rien a dire: le garçon, même s'il pensait ne rien révéler sur lui, s'était trahi tout seul. Depuis le début de leur rencontre, il ne faisait que donner des indices sur sa personnalité. Ainsi, la Chasseuse avait pu mettre au clair certaines choses. D'abord, sa capacité de raisonnement: rien qu'en la voyant, en étudiant ses mouvements, il avait pu comprendre le genre de personne qu'elle était. Pas mal. Ensuite, le fait qu'il soit intelligent -ça allait de pair avec son aptitude à analyser- mais incapable de répondre spontanément lorsqu'on lui posait une question. Qu'est-ce que cela montrait? qu'il n'avait absolument pas l'habitude des relations sociales. Au mieux, il devait parler aux gens lors de rencontres hasardeuses, comme la leur. De plus, elle avait remarqué qu'il restait vague dans sa présentation: Il avait répondu "Reine" parce qu'il n'y avait rien d'autre qui se rapprochait un tant soit peu de ce qu'il était, mais il ne cherchait pas non plus à être plus précis et à lui dire clairement ce qu'il était.
Troisièmement: le jeu d'échecs. Sa façon de le tenir, d'y faire attention était significative. Ce Démon n'avait rien, ni vivait avec personne, et étant donné la nature de l'objet, il était à la recherche de quelque chose pour tromper l'ennui avant qu'elle n'arrive.
Et enfin, sa confiance en lui. Tout dans son attitude montrait qu'il ne doutait absolument pas de ses capacités, tant mentales que physiques. Cependant, il n'était pas capable de remettre en question ses opinions. C'était ça, l'assurance de penser que l'on était le plus fort.

La petite Démone fut soudain secouée par un petit rire. Non pas qu'elle trouvait quoi que ce soit de drôle à la situation mais il fallait dire que lorsqu'elle commençait à perdre le contrôle d'elle-même, elle avait tendance à être plus réceptive aux émotions suscitées par les réactions des autres et franchement, savoir qu'un Démon bien plus jeune et moins expérimenté se pense supérieur à elle avait de quoi la faire rire. Mais enfin, elle n'était pas énervée, et sa petite crise d'hilarité passa très vite pour laisser place au vide habituel. C'était bien mieux comme ça d'ailleurs.
Elle se tourna vers le Démon. Il avait remis le jeux et les pièces à leur place tout en lui parlant, et était à présent assis sur une des seules chaises à qui il ne manquait pas un pied.
Maora ne bougea pas de là où elle était -parce qu'au dessus d'elle, il y avait un trou dans le plafond et qu'elle aimait bien regarder la lune- mais se mit à jouer avec son revolver. Bien, alors à présent, c'était à son tour. Ce garçon avait besoin de comprendre certaines choses.

"Je vois. Donc tu es proche de la Reine parce que tu es puissant mais je peux imaginer que tu n'es pas non plus un être indispensable. Donc je pourrais te tuer ici et maintenant. Mais en même temps, quelque chose me dit que si tu t'alliais à l'un des camps, tu pourrais faire pencher la balance en sa faveur et dans ce cas, ta mort deviendrait problématique. Pourtant, tu n'as pas l'air de te soucier de tout ça. Tu te fiches des gens, ce qui compte, c'est toi."

Elle ne pensait pas se tromper en disant cela et n'en avait pas encore terminé avec lui. Décidément, elle se trouvait très loquace ce soir.

"C'est sûrement cette force, et peut-être d'autres choses sur lesquelles je ne me suis pas penchée, qui te donnent ton assurance. Tu sais que ton esprit et ta force physique te permettront de tuer ou du moins de battre ceux qui te menacent. Mais attention gamin. Ne sous-estime pas les capacités des autres. Parce que l'arrogance, c'est ce qui fait défaut aux plus forts."

Comme pour illustrer ses propos, elle leva son revolver et sans réellement prendre le temps de viser, tira. La balle alla frapper la Reine noire du jeu, la faisant s'envoler plus loin. Les autres pièces n'avaient pas bougé.

"Et toi, si tu continues à me sous-estimer, voilà comment tu finiras."

Évidemment, elle savait que les menaces ne fonctionnaient pas sur lui. D'ailleurs ce n'en était pas une, mais simplement un état de fait. Que le garçon continue à jouer contre elle et non pas avec elle, et il finirait par perdre.

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MessageSujet: Re: When the death meet the death, what happend? [PV Adrian]   Dim 20 Oct - 15:22

Il ne pensait à rien. Contrairement à ce que la fille croyait. Il se contentait de l'observer et la voyait jouer avec son pistolet. Alors il se méfiait, car Adrian n'était naturel avec personne. Et s'il n'était pas une chose, c'était bien arrogant. Le brun déplaça un pion noir puis prit une tour blanche. Peut-être avait-elle cru... Que... Il ne savait pas tellement... Ah si, par rapport au fait qu'elle ne sache pas analyser ? C'était simplement un constat. Le pion prend le cavalier. Il ne se surestimait pas, mais avait connaissance de cette capacité... Plutôt étrange. Enfin, il en connaissait la raison. Mais de toute façon, Adrian n'avait aucun intérêt à mentir ou à se cacher, il était simplement inexpressif, comme à son habitude. Le fou prend un pion. Il ne pensait à rien d'autre qu'au jeu, mais l'écoutait tout de même, jusqu'à donner son propre avis, sans la couper.  Sauf que le coup de revolver coupa sa réflexion. En une fraction de secondes, il avait calculé la trajectoire de la balle, puis de la reine noire, et la saisit au vol entre deux doigts. Il fixa un moment l'impact sur la pièce, puis sur la case, et retira la balle avant de reposer le morceau d'ébène sur l'échiquier. Puis il reprit le cours de ses pensées avant de répondre

C'est vrai, je ne suis pas indispensable. C'est vrai, je me fiche de mon impact sur les autres. Mais ce qui importe, ce n'est pas moi, c'est tout le reste.

On lui avait répété cela inlassablement, qu'il n'était rien mais que ses capacités étaient importantes, on lui avait dit de se foutre totalement de ce qui pourrait lui arriver tant que ses capacités étaient intactes. Il n'était pas spécialement en accord avec cela, mais de ce fait, il ne se souciait plus de grand chose à son égard. Alexander se ressaisit, un jour il devrait vraiment faire un foutu tri dans ses souvenirs. Celui-là étant considéré comme hautement inutile, il n'avait pas besoin de se souvenir de pourquoi il était inexpressif, ou quelle était sa vie auparavant... Le brun prit le temps de bouger trois ou quatre pièces (de chaque côté) puis il reprit après une pause

Mais je n'ai aucune assurance, je sais juste ce qu'il faut faire et quand il faut le faire. Appelle cela comme tu le souhaites. Et je te ne sous-estime personne, ni toi, car ce serait une grave erreur, ni les autres, car ce serait stupide.

Il tourna la tête vers elle, son visage toujours aussi inexpressif. Oh, il aurait pu sourire, il aurait pu se mettre "en colère" car ses raisonnements étaient partiellement faux. Ou parce qu'elle avait ri, et qu'il aurait pu mal le prendre. Mais à quoi bon, ça ne servait à rien. Alors Adrian ne montrait que ce que les gens voulaient voir.
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MessageSujet: Re: When the death meet the death, what happend? [PV Adrian]   Dim 20 Oct - 20:05

Décidément, ce Démon n'arrêtait pas de la contredire. Ç’aurait pu être agaçant mais il était dur de faire réagir Maora alors bon, elle s'en fichait un peu à vrai dire. Qu'il pense ce qui lui faisait plaisir, elle n'allait pas se battre avec lui pour tenter de lui prouver son point de vue. Il y avait des choses plus importantes à faire dans la vie que d'essayer de raisonner un Démon qui ne voulait pas la croire. Enfin, il pouvait sûrement dire la même chose d'elle: pourquoi irait-il se casser la tête à essayer de la convaincre? Il avait son point de vue, ses convictions et la jeune femme pouvait bien comprendre ça. Bref.
Elle avait quand même visé juste sur certaines choses, et c'était le plus important. Elle commençait à comprendre un tant soit peu le schéma sur lequel il fonctionnait même si le mystère qui l'entourait restait globalement opaque. Après tout, ce devait être pareil de son côté: il avait saisi en gros sa manière d'être mais certaines choses qu'il pensait d'elle étaient fausses, et il n'arriverait jamais à la comprendre réellement. C'était bien ça, la Démone ne voulait de toutes façons pas qu'on saisisse qui elle était vraiment. Parce que quand les gens commençaient à vous connaître, ça devenait trop dangereux. C'était la règle d'or: ne jamais laisser qui que ce soit fouiller dans son âme.
Mais bon, si elle se basait sur ce qu'elle voyait, lui n'aurait jamais ce problème. Il était insaisissable, tout comme elle l'était. Ceux qui croyaient les comprendre se fourrait le doigt dans l’œil. C'était bien pour ça qu'elle n'allait pas chercher à en savoir plus. Ce qu'elle avait comme informations lui suffisait, d'autant qu'elle n'avait absolument pas l'intention de faire un rapport détailler à Ayame sur ce garçon. Évidemment, elle allait devoir en parler mais il ne saurait pas plus que ce qu'elle voudrait bien lui raconter. Pourquoi faire ça? Simplement parce que si le chef de l'armée avait connaissance de ce que pouvait représenter ce Démon, il ferait tout pour l'enrôler. Maora serait évidemment contactée et si jamais le garçon refusait, elle serait obligée de le tuer, ce qui était bien dommage. Il avait beau ne pas être indispensable, ses capacités étaient réelles et un être comme ça était plus utile vivant que mort tout de même.

La Démone observait le petit manège du garçon. Il lui renvoyait exactement cette expression indifférente qu'elle arborait depuis 750 ans. C'était à la fois fascinant et étrange de se retrouver face à un miroir humain. Mais en même temps, elle sentait bien qu'il n'était, encore une fois, pas spontané et que niveau naturel, il avait encore des efforts à faire. Enfin, c'était normal après tout. Il ne cherchait pas la bagarre et se contentait de réagir en fonction des autres. Complètement désintéressé.
Maora ferma les yeux un instant, le temps de réfléchir. Peut-être que finalement, elle ferait mieux d'informer l'armée sur l'existence de ce Démon. Mais ça ne changerait pas grand-chose: il n'avait pas l'air de quelqu'un qu'on manipulait mais était plutôt un manipulateur. De plus en plus intéressant.
Elle rouvrit les yeux et avisa une autre chaise, en assez bon état pour ne pas céder sous son poids -de toutes façons, elle littéralement un poids-plume donc ça n'allait pas poser trop de problèmes. C'était parfait, parce qu'à vrai dire, elle en avait marre d'être debout. La Chasseuse se dirigea donc vers l'objet et s'y assit tranquillement, avant de croiser les jambes. D'un point de vue extérieur, la scène devait sûrement être un peu étrange: deux être, aussi pâles que de la porcelaine, assis sans bouger face à face avec entre eux, un jeu d'échecs. Il ne manquait plus que les tasses de thé et on avait une scène digne d'Alice au pays des merveilles.
La comparaison rappela des souvenirs enfouis dans l'inconscient de la Démone. Et, de nouveau, elle eut l'impression que sa tête allait céder sous la pression tandis qu'elle essayait de saisir les images, sans succès. Cependant, rien ne transparut sur son visage. Elle s'était fait avoir une fois, pas deux.

Elle attendit que la douleur reflue doucement avant de repartir dans ses réflexions, le regard rivé sur le visage de l'autre garçon (même si en réalité, elle ne faisait absolument plus attention à lui, et qu'il aurait pu exploser, là, sous ses yeux, que ça aurait été la même chose: elle n'aurait même pas remarqué.). Sa décision était prise. Elle allait faire part de ce qu'elle avait découvert sur le Démon à Ayame finalement. Mais il faudrait lui expliquer qu'il ne servait à rien d'essayer de le contraindre car il n'y arriverait pas. Ou s'il arrivait à l'attraper, il ne serait probablement pas plus coopératif.
Maora bougea légèrement, et croisa les main sur ces genoux. Elle était revenue sur Terre et voyait de nouveau le garçon. Penchant très légèrement la tête sur le côté, elle lui adressa la parole.

"Pense ce que tu veux. Mais passons à autre chose."

Elle laissa passer un instant, durant lequel elle se fit la réflexion qu'elle avait rempli son quota de dialogues pour au moins 15 ans.

"Tu t'ennuies n'est-ce pas? Si l'armée te contactait, serais-tu d'accord pour travailler avec elle?"

Des questions, toujours des questions. Même si elle avait un idée vague de ce que le garçon, elle préférait demander. Après tout, comme il l'avait dit, il était plus manipulateur que manipulé.

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MessageSujet: Re: When the death meet the death, what happend? [PV Adrian]   Dim 20 Oct - 20:44

Il ferma les yeux, se concentrant sur l'échiquier tandis que la fille s'asseyait. Son aura changea rapidement, passant de la distance à des tourments intérieurs. Il ne posa aucune question, car il pensait que la réaction serait mauvaise. De toute façon, ça ne le regardait pas. Et puis si elle voulait en parler, elle le ferait. Avec sa mémoire anormale, il était le confident parfait non ? Non ? Sans plus porter d'attention à cela, il prit une tour avec le fou. Le brun essayait de gagner sa partie d'échecs, contre lui-même certes, mais tout de même.  

Il se demandait un peu ce qu'il ferait maintenant. Pas que son avenir lui importe, non, mais l'ennui était sûrement son ennemi le plus virulent. Alors Alexander cherchait continuellement un moyen de s'amuser. En observant la fille, il se disait qu'elle essaierai sûrement de le vendre, le donner ou quoi que ce soit d'autre, mais peut-être que.... Le brun s'étira doucement, faisant craquer ses vertèbres, puis la fixa intensément. Il savait qu'elle dirait quelque chose. Puis il acquiesça silencieusement. Oh que oui il s'ennuyait... Déplaçant encore une pièce d'ivoire, il se mit à réfléchir à toute vitesse. Il pensait vaguement à sa stratégie, mais surtout à la proposition...

Les avantages ? Mettre à profit ses capacités (sans compter le fait que ce serait peut-être pour une "mauvaise" cause, mais il se foutait de ça) arrêter de s'ennuyer... Peu de choses comparées au fait qu'il risquait fort de perdre sa liberté en fait... Liberté provisoire, il ne se faisait pas d'illusions. S'il ne venait pas avec la fille, on viendrait le chercher, et s'il ne coopérait pas on le tuerait sûrement... Triste fin pour un allié remarquable. La première réponse lui venant à l'esprit étant non, puis il se dit qu'il était peut-être en position de poser des conditions.... Il n'empêche que travailler pour l'armée ne l'intéressait pas... À vrai dire, contrôler des pions lorsqu'on était à peine plus qu'eux était lassant, très lassant, et la politique l'intéressait plus que le reste. Et puis il ne voyait pas en quoi ses capacités seraient utiles... Mais soit, pourquoi pas... En travaillant à un échec au roi blanc, le brun répondit

L'armée... Ne m'intéresse pas vraiment. Mais je m'ennuie trop pour refuser

Il mettait enfin sa stratégie en place, puis fit tomber le roi et remit les pièces à leurs emplacements initiaux. Après un moment à observer la reine noire abîmée, il reprit doucement

Je pourrais connaître ton nom, au moins ?

Il ne voulait pas se perdre en discussions stériles, comme affirmer son point de vue, le défendre ou encore (bien moins probable) expliquer ses raisonnements. On le croyait ou on ne le croyait pas, mais il ne se justifiait jamais. Avec lui, c'était quitte ou double... Le brun n'était que rarement pris au sérieux, et tant que les personnes n'était pas trop importantes pour la société, il les tuait. Quoi, à quoi ça sert de s'encombrer de personnes ignorantes et stupides ?
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MessageSujet: Re: When the death meet the death, what happend? [PV Adrian]   Dim 3 Nov - 3:54

Jouer contre soi-même? Inutile. On ne pouvait pas s'affronter alors que l'on se connaissait parfaitement. Quoique... Maora savait par expérience que lorsque l'on croyait savoir des choses sur soi, on avait souvent tout faux. La preuve: lorsqu'elle était humaine, elle pensait être une personne plus ou moins bien mais finalement, la transformation en Akuma avait révélé ce qu'elle était réellement, une espèce de psychopathe pleine de haine. Alors peut-être bien que si elle avait essayé de joueriez partie d'échecs contre elle comme le faisait l'autre démon -son nom...- elle se serait finalement aperçue de cette erreur de jugement.
La Chasseuse haussa vaguement les épaules, sans se rendre côté de son geste. Elle essayerait de se piéger toute seule un jour, juste pour voir. Qui sait si elle n'allait pas trouver de nouvelles stratégies ainsi? Enfin, c'était tout de même assez improbable... Mais autant ne pas mourir bête. Et puis ça ne pouvait pas lui faire de mal de tenter de nouvelles expériences. Parce qu'elle aussi s'ennuyait un peu à vrai dire. Elle avait toujours du travail mais jouer les assassins de dernière classe et le larbin de l'armée commençait à devenir lassant. Un peu d'action ne lui aurait pas fait de mal à vrai dire.
C'était d'ailleurs bien parce qu'elle-même s'ennuyait comme un rat mort qu'elle avait compris l'état d'esprit de l'autre.

Maora écouta attentivement sa réponse et l'analyse rapidement. Évidemment, elle avait bien deviné en pensant qu'il ne refuserait pas sa proposition. Et puis même s'il avait dit non, elle n'en aurait pas fait tout un et et se serait contentée de partir et de faire comme si le garçon n'avait jamais existé.
Enfin tout de même, il était assez exigeant. Alors que certains Démon rêvait de travailler aux côtés d'Ayame et Ren, lui allait juste daigner leur proposer ses services. Rien que pour cela, il remonta dans l'estime de la Démone, qui ne comprenait pas cet engouement à jouer le chien de garde ou la chair à canon pour l'armée démoniaque et son empereur.
Elle hocha un peu la tête et se promit d'essayer de lui trouver un poste qui lui conviendrait mieux. Si elle se débrouillait bien, elle pourrait peut-être le faire entrer comme conseiller stratégique -ce qui lui semblait un poste adapté pour un être avec une grande capacité d'analyse- auprès d'Ayame. Et peut-être qu'il finirait par travailler avec les politiques du monde des Démons. Enfin, ça c'était seulement si il n'était pas jugé comme dangereux. Sinon, la Démone ne garantissait pas son sort et surtout sa survie. Les puissants étaient un chouia parano des fois.
De toutes façons, si jamais il devenait dangereux ou qu'il trahissait, Maora le traquerait et l'éliminerait en personne, il n'y avait aucun doute là dessus. Et elle ne ferait pas ça pour loyauté envers son peuple mais bien pour laver la honte causée par la désertion d'un être qu'elle avait elle-même recommandé au gouvernement.
Il fallait dire qu'elle pouvait devenir assez brutale lorsqu'on la faisait passer pour une idiote.

Perdue dans ses pensées, la jeune femme entendit toutefois la question du garçon. Elle reporta son regard à la fois sanglant et froid sur lui, restant muette.
Elle fut tentée un instant de répondre par la négative. Même s'il pouvait être un allié de poids et qu'elle trouvait ses réactions plutôt décalées et intéressantes, Maora ne le considérait pas assez pour avoir eu ne serait-ce que l'idée de lui dire son nom. Cependant, si elle voulait que le garçon la suive sans trop faire d'histoire, il fallait bien qu'elle fasse quelques compromis.

Elle se releva et s'inclina très légèrement devant l'autre Démon, une sorte d'habitude qu'elle avait quand elle se présentait.

"On m'appelle Maora."

C'était sciemment qu'elle n'avait pas utilisé le "je". Après tout, "Maora" n'était devenu qu'une appellation comme une autre. Ce n'était plus réellement son identité, parce que depuis qu'elle était devenue Akuma, elle ne s'était plus jamais sentie comme la Maora d'avant. Ce nom, elle l'avait gardé seulement par habitude. Elle n'avais pas parlé de son nom de famille pour les même raisons. À quoi bon le donner alors qu'il n'avait aucune signification, aucun sens?

Elle se redressa sans lui demander son prénom. S'il voulait le lui dire, il le ferait sinon elle s'en passerait. Après tout, même si un jour ou l'autre il était amené à travailler avec les assassins, il était peu probable que ce soit avec elle.
S'époussetant légèrement, la brunette se mît à marcher vers la sortie du laboratoire sans plus accorder un regard à l'autre Démon. Puisqu'il avait accepté, elle considérait que son travail ici était terminé.
Pourtant, Maora s'arrêta une dernière fois devant l'entrée et, fixant le paysage devant elle, adressa quelques mots au garçon.

"J'imagine que vous pouvez vous débrouiller mais si possible, j'aimerais que vous veniez avec nous, pour plus de sûreté."

Elle était passée au vouvoiement sans s'en rendre compte. Peut-être parce qu'à partir de maintenant, elle voulait marquer la différence entre eux. Elle même ne cherchait pas à comprendre.

La Démone n'avait pas dit ça parce qu'elle se mettait tout d'un coup à avoir peur pour lui et à se soucier de ce qui allait lui arriver une fois partie, mais plutôt parce qu'elle savait que s'il ne venait pas tout de suite, ce serait l'armée qui se chargerait de le ramener et il y avait alors de tes grandes chances que tout dérape. Les soldats étaient parfois aussi parano que les vieux politiques et elle doutait que l'autre garçon apprécie de se faire malmener. Autant assurer les choses tout de suite.
Mais en même temps, elle n'allait pas lui courir après s'il refusait de l'accompagner. Il était libre après tout, elle n'était pas garde du corps.

Maora se remit tranquillement en marche. Si le garçon voulait venir, il n'aurait qu'à la suivre.

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MessageSujet: Re: When the death meet the death, what happend? [PV Adrian]   Dim 3 Nov - 4:53

HRP:
 

Il hocha la tête distraitement en entendant la réponse de la fille. Dans sa tête, il nomma le dossier "fille bizarre" en " "Maora" ", car il se doutait que pour elle, ce nom n'avait plus de réelle importance. N'avait plus car il s'en doutais, également. De toute façon, il était très compliqué de cacher quelque chose au démon brun.

Alors soit… C'était ainsi ? Il allait travailler avec des bourrins sans stratégies ? Il passa une main dans ses cheveux, cette situation n'était pas plaisante, c'était un fait… Mais il n'avait pas le choix s'il voulait lutter contre l'ennui… Soigneusement, il nettoya les pièces de son jeu puis les fourra dans une sacoche, sous la chaise où il s'était assis. il l'avait mise là il y a un temps déjà. Et tout un foutoir inutile y était déjà rangé, dont un jeu de cartes et quelques vêtements qu'il avait pris au labo avant de partir. Il réussit à caler le plateau d'échecs dans la sacoche puis rangea chacune des pièces. Enfin, il se redressa, les yeux fixés sur la demoiselle.

Il se doutait qu'elle allait parler, alors il attendit simplement, la sacoche posée sur les genoux. Sa demande ne le surprit pas, mais il ne répondit pas, il savait qu'il n'en avait pas besoin. Il resta un moment immobile, étais-ce réellement une bonne idée ? Il haussa les épaules puis se leva avant de suivre "Maora" à deux mètres en arrière. De toute façon, il pouvait la tracer facilement maintenant qu'il avait son aura gravée en mémoire, tout comme celle des trois abrutis qui avaient tenté l'attaque-suicide de toute à l'heure… Inconscients… Pfeuh.

Il se demandait s'il devait dire quelque chose, peut-être qu'au final, elle n'allait pas simplement le ramener et puis faire comme s'il n'existait pas ? Il la rattrapa sans vraiment se presser et tira légèrement sur sa manche avant de plonger ses onyx dans le rouge sang, lâchant le tissu.

Merci, Mao

Oh, ce "surnom" n'était pas affectif, il avait juste eu la flemme de prononcer la deuxième syllabe. Simplement, lorsqu'il était en traitement de données, il ne parlait que très peu, de préférence pas du tout, et souvent il disait légèrement n'importe quoi car il n'y pensait plus tellement. Il ralentit le pas pour se retrouver de nouveau derrière, trouvant presqu'étrange de quitter la ville où il avait tout fait, finalement. Les labos étaient en dessous, mais cela restait tout de même la même zone, et la quitter d'un coup pour se retrouver engagé dans le patriotisme et le… Non, c'était trop con ça.  Alexander, tu es impartial, n'est-ce pas ? Ils vont sûrement croire que tu veux ruiner leur armée, ils ne comprendraient pas, non ? Si ? Essaies, tu verras bien~
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MessageSujet: Re: When the death meet the death, what happend? [PV Adrian]   Lun 11 Nov - 4:25

Maora marchait sans se presser depuis quelques minutes, aucunement soucieuse du fait que le Démon -bon, elle allait bien finir par devoir lui demander son nom à celui-là- puisse ne pas l'avoir suivie malgré sa demande, lorsqu'elle sentit quelque chose agripper sa manche. Bien entendu qu'elle savait que ce "quelque chose" c'était la main du garçon (elle l'avait entendu approcher), mais elle était ce qu'elle était et son réflexe d'assassin et d'ancien soldat sans morale l'avaient poussée à attraper un nouveau poignard rangé dans un fourreau accroché à sa hanche. Mais heureusement pour l'autre, car sans ça elle lui aurait sectionné la main voire le bras sans broncher, ses autres réflexes (ceux du peu d'humanité qui lui restait encore en fait), lui avaient permis de contrôler son geste, qui s'était simplement transformé en un sursaut de dégoût. Non, elle n'avait pas eu peur mais n'aimait pas que l'on approche de si près. C'était dangereux en plus, particulièrement pour celui qui empiétait sur "l'espace vital" de la Chasseuse, et la plupart des gens qui avaient voulu jouer à ça avec elle n'étaient aujourd'hui plus en état d'envahir l'espace personnel de qui que ce soit. Enfin... Tout ça pour dire que le jeune Démon avait bien failli perdre un membre.

La jeune femme doutait cependant qu'il ait remarqué son mouvement cette fois-ci. Ou alors, c'était qu'il s'en foutait royalement. Ou qu'il était tout simplement inconscient. Bref, il s'était simplement approché d'elle avant de la regarder droit dans le yeux et de... La remercier. Puis il était reparti derrière. Comme ça. "Merci Mao" (elle n'avait pas relevé le surnom, habituée à ce que l'on écourte un peu son prénom) et salut.
C'était la réaction la plus inattendue que la Démone avait eu à voir dans sa vie, et Dieu seul savait à combien de réactions elle avait été confrontée. La brune se demanda un instant s'il n'était pas un peu maso. Non parce qu'il avait l'air d'avoir compris que travailler dans l'armée n'allait pas l'aider à s'épanouir (bon d'accord, devenir un homme épanoui ne semblait pas faire partie des projets du garçon) mais il lui disait quand même merci. La réaction logique aurait été de chercher à négocier, ou au moins de plaider sa cause. Hé bien non Maora, loupé ce coup-ci. Décidément, elle était face à un sacré casse-tête. Mais la Démone se connaissait, avec elle c'était quitté ou double: soit elle réussissait à le comprendre d'une manière assez satisfaisante pour dire qu'elle pouvait effectivement le présenter au gouvernement, soit elle le tuait parce que les choses les plus dangereuses ont beau être celles que l'on connaît bien, il fallait avouer que celles que l'on ne connaît pas pouvaient l'être tout autant.

Mais Maora n'était pas le genre de personnes à se prendre la tête pour si peu. Après tout, dans le cas où elle en arrivait à le tuer, elle n'allait pas mourir étouffée par les remords. Elle ne trouverait même pas ça dommage d'avoir supprimé un allié potentiel, tout puissant qu'il puisse être. Mais enfin, Ayame ou même les politiques auraient sûrement été contrariés de savoir qu'ils avait manqué une occasion d'ajouter un nouveau pion à leur échiquier. Non pas que le jeune femme se soucie d'eux ou de leurs états d'âme mais elle savait que si les dirigeants apprenaient qu'elle avait laissé filé une telle personne, elle ne serait jamais tranquille. Elle se fichait bien qu'on l'accuse et tout le tralala mais entendre tous ces braillement... Ce serait tellement ennuyeux et... chiant...

Totalement accaparée par ses pensées, la Démone ne s'aperçut pas immédiatement qu'ils étaient arrivés devant le vieil immeuble en ruine duquel elle était partie. Lorsqu'elle le remarqua enfin, elle s'arrêta et leva la tête. Avant de partir, le soldats et elle avaient dressé le camp au dernier étage du bâtiment, le 8eme. Scrutant les fenêtres -desquelles s'échappaient de fins rais de lumières, probablement ceux des lampes à pétrole des soldats-, Maora décela un imperceptible mouvement dans son champ visuel gauche. Apparemment, quelqu'un les épiaient, elle et l'autre Démon, depuis là-haut. La brune ne doutait pas que ce soit le soldat-assassin qui, probablement blessé dans son ego, prévoyait de les attaquer assez prochainement.
La Chasseuse décida de l'ignorer. Qu'il vienne ou pas, elle avait de toute manière déjà prévu de le torturer gentiment pour avoir désobéi à ses ordres.

Mais bon, elle devait se concentrer sur autre chose pour le moment. Se tournant vers le garçon qui était resté derrière elle tout ce temps, la Démone décida de commencer ses recherches. Elle ressortit tranquillement son poignard, ainsi qu'un petit chiffon, et entreprit de le nettoyer.

"À part analyser et anticiper les actions, voire la pensée des autres, que savez-vous faire...?"

Ça, c'était intéressant. Parce qu'en fonction de sa réponse, Maora allait décider si elle l'emmenait effectivement voir le chef de l'armée, si elle lui trouvait un autre boulot plus approprié ou si elle l'abandonnait tout simplement en cours de route.

De nouveau, alors qu'elle finissait à peine sa question, la brunette sentit le regard de la présence sur eux. Elle ne releva pas la tête pour autant et sortit une nouvelle arme, une sorte de grande aiguille très fine en verre qu'elle aimait bien pour sa quasi invisibilité qui n'enlevait cependant rien à sa dangerosité, qu'une fois encore elle nettoya. Elle sentait arriver le moment où l'inconscient quilles menaçait allait se la prendre entre les deux yeux.
Mais enfin, à part ça, il y avait des choses plus intéressantes. Comme par exemple, le fait qu'elle veuille maintenant connaître le prénom de l'autre Démon.
Rangeant son aiguille, Maora fit un petit geste vers l'autre en murmurant cette fois-ci.

"Votre prénom..."

Ce n'était pas à proprement parler une question. Plutôt une sorte d'ordre à moitié déguisé. Ça n'allait peut être pas plaire au Démon mais c'était comme ça, et Maora n'y changerait rien.

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MessageSujet: Re: When the death meet the death, what happend? [PV Adrian]   Sam 20 Sep - 22:37

Les auras bougeaient au loin, se condensaient surtout. Ouais, quelque chose se préparait et le brun ne s'en souciait pas le moins du monde. C'était tellement simple à prédire, même en n'ayant pas ses capacités. Il y a un mec plus expérimenté dans le groupe d'idiots que Maora avait ramené avec elle. D'ailleurs, même sans y penser, il avait enregistré qu'elle n'aimait pas spécialement leur compagnie (ni la sienne, mais là, ça semblait être différent). Cet homme avait un ego et n'avait pas aimé se faire ridiculiser par la démone devant tout le monde, ou en tout cas c'est ce qu'Adrian supposait. La voix de sa "supérieure" lui fait tourner doucement le regard vers l'immeuble puis il remet correctement la sangle sur son épaule.

Allumer des lampes, quelle idiotie... ils étaient tellement cons pour ne pas connaître les bases du camouflage et de la discrétion ? À cet instant précis, Adrian "comprenait" vraiment Mao quand elle était lassée d'être "accompagnée" (et quelle géniale compagnie). Le brun avait bien compris qu'elle avait sorti son arme, et sort lui-même un pistolet du fond de sa sacoche. Soupirant doucement, il s'assoit sur un pan de mur à moitié écroulé, histoire d'être assis.

Adrian cligne des yeux une fois, réfléchissant à la question de la démone. À part analyser et anticiper les actions, voir les pensées des autres, qu'est ce qu'il savait faire... Après un instant de réflexion, d'' "hésitation", auraient dit les gens qui ne savaient pas comment il fonctionnait, il finit par dire

Ma mémoire est photographique. Je sens, ou... "vois", toutes les auras. Je peux mémoriser celle de chaque personne que je croise jusqu'à un kilomètre autour de moi... Je sais me battre de façon correcte mais sans t'égaler, ce qui est normal... Et je suppose que le fait de ne pas avoir d'attaches ni de sentiments est un plus non négligeable

Enfin, ces deux derniers points ne dépendaient que de l'interlocuteur. Adrian regarde fixement en haut, voyant les auras des hommes au 8e étage, puis dit doucement qu'un d'eux descend, le blessé, avant d'appuyer sur le chien de son pistolet. Une fois la sécurité retirée, le brun baisse les yeux vers la démone. Il se fiche du rang qu'il risque d'avoir, voulant juste tuer l'ennui. le seul risque était qu'on ne demande pas à exploiter son plein potentiel, et là il recommencerai à se faire chier.

Et tant qu'à s'emmerder, autant le faire "à mourir", n'est ce pas ? S'il ne trouvait pas d'intérêt à "coopérer" il ne se gênerait pas pour le faire savoir. Car même sans parler d'ego, Adrian sait qu'il n'est pas qu'un simple pion. Le perdre au profit du camp adverse, c'est un drame, une erreur. Le perdre pour le perdre, c'est encore plus stupide, car il ne reste aucune chance pour le récupérer. Bien conscient de tout ça, le brun reste totalement détendu, toujours aussi vide, en sentant les pas de l'homme se rapprocher. Il descend vraiment les escaliers avec la délicatesse d'un éléphant en roller sur un pogo stick...
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When the death meet the death, what happend? [PV Adrian]

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